Poitin for all

décembre 22, 2009

Aujourd’hui je suis rentré en Bretagne, et il est temps de clore ce blog. Je l’ai un peu délaissé à la fin, mais la période des examens arrivait, avec pour conséquence la prise de conscience de tout le travail que l’on n’a pas fait et qu’on aurait du faire au cours de l’année, et qu’il fallait désormais rattrapper… bref j’ai été pas mal occupé ces derniers temps^^ Cependant, avant d’en finir avec cette page irlandaise, je me dois d’expliquer enfin le nom de ce blog, ‘poitinforall’. Le poitin, ou poteen, est un alcool traditionellement distillé par les irlandais, et dont la fabrication est pour l’essentiel entrée dans l’illégalité au 17e siècle, quand une taxe sur l’alcool a été créée par le gouvernement. Différentes lois et mesures ont été prises au 18e et 19e siècles pour lutter contre la fabrication illégale de cet alcool, mais rien n’y fit!^^ De nos jours, le gouvernement irlandais n’a toujours pas cédé, malgré les campagnes pour légaliser la fabrication de poteen, et cet alcool est toujours fabriqué illégalement. La preuve:

Cependant, ou le gouvernement ne s’en préoccupe pas trop, ou bien il existe certaines distilleries légales parallèlement au commerce illégal de poteen, car j’en ai trouvé chez un marchand d’alcool à Dublin. Donc, pour la fête du nouvel an, il y aura du poitin pour tous! (enfin peut être pas pour tous si c’est une méga fête, parce que je n’ai acheté qu’une bouteille, mais il y en aura).

Je ne pense pas continuer ce blog, donc merci de m’avoir lu et tout et tout, et hop c’est fini.

de l’impact social des matchs de foot + de l’impact culinaire des inondations

novembre 25, 2009

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai été un peu surpris par l’ampleur de la controverse autour du match France-Irlande. Bon d’accord, c’était les éliminatoires pour la coupe du monde, mais quand même, ça reste du football, pas de quoi déclencher une troisième guerre mondiale. Toujours est-il que depuis ce jour fatidique, je baisse les yeux dans la rue, je ne parle à personne pour ne pas être reconnu à mon accent et je rase les murs. Non, je plaisante, mais quand même, c’est vrai que c’est un peu gênant. Un exemple : le lendemain du match – que je n’avais pas vu, j’avais plus ou moins oublié que c’était ce jour là – j’avais un cours à 9h, et le prof en entrant dans la salle demande à la classe : ‘alors, vous vous êtes remis d’hier soir?’ ; je met un peu de temps à réaliser qu’il parle du match, et juste au moment où je m’en rends compte, il ajoute avec une sorte de sourire : ‘toi, Jocelyn, tu as du t’en remettre, non?’. Moi je comprends que dalle, je me dis que la France a du faire une belle victoire et je souris bêtement, après quoi il marmonne un truc sur Thierry Henry et débute le cours. Il avait vraiment l’air d’en avoir gros sur la patate, il a même ajouté, au moment où on devait faire des discussions sur les textes : ‘on va essayer de ne pas parler du match…’ comme s’il pouvait en dire beaucoup mais devait se contenir. Tout s’est éclairci pour moi quand j’ai regardé le résultat sur internet, avec l’histoire de la main d’Henry et tout le tintouin. En tout cas j’ai survécu, je ne me suis pas fait lyncher dans la rue et pour assurer ma sécurité, à chaque fois que quelqu’un évoque le sujet avec moi, je me récrie sur cette abominable injustice. 

Sinon, le week-end dernier je suis allé à Cork voir Joanna qui devait me faire visiter la ville ; je suis arrivé le vendredi soir, et j’ai appris qu’il y avait eu une inondation le vendredi matin, mais la bonne inondation quoi, suffisante pour permettre à des gamins de faire du canot dans les rues ; je vous montre deux des photos que Joanna a prises ce matin-là :

Quand je suis arrivé, la majeure partie de l’eau avait déjà reflué ou été pompée, mais il restait encore des zones inondées, notamment les jardins près de la rivière (qui s’appelle la Lee) où l’on voyait les arbres et les bancs émerger de l’eau. Mais j’ai vu aussi le côté moins drôle des inondations : même si l’appart où Joanna était en colocation n’a pas été inondé, il n’y avait plus d’eau dans la douche, plus d’eau chaude, et il était recommandé de ne plus boire l’eau du robinet. La conséquence de tout ça a été une pénurie d’eau minérale : on ne trouvait dans les rayons des supermarchés que quelques bouteilles d’eau gazeuse ou aromatisée. Ce qui cependant, en voyant le bon côté des choses, peut amener à faire des expériences intéressantes : par exemple boire un thé à la menthe préparé avec de l’eau au citron (plutôt à eviter quand même) ou manger des moules marinières cuites dans de l’eau gazeuse.

P.S. : ça y est, j’ai enfin pu voir la saison 6 de Kaamelott! Je suis heureux^^

Poésie irlandaise…

novembre 18, 2009

Le week-end dernier, je suis allé à Belfast avec mon oncle qui était venu me rendre visite, et nous sommes allés dans un bar assez connu s’appelant The Crown (la raison de ce nom étant que la couronne d’Angleterre est représentée en mosaïque juste à l’entrée du bar, de telle sorte que la première chose que fait un irlandais assoiffé en entrant, c’est de s’essuyer les pieds sur la dite couronne^^). Une autre particularité de ce bar est que son intérieur est celui du Gigantic, bateau conçu sur les mêmes plans que l’Olympic et le Titanic, qui ont été construits et lancés à Belfast ; toutes les fioritures intérieures du Gigantic ont en effet été vendues aux enchères après la récupération du bateau par l’armée, si j’ai bien compris le guide qui nous a fait visiter les restes des chantiers navals, et The Crown en a récupéré une partie. Bref, tout ça pour dire que dans ce bar où j’ai siroté un Bushmills (le fameux whiskey irlandais), j’ai vu un dessous de verre sur lequel étaient imprimées quelques lignes de publicité pour guiness, mais c’était si bien fait qu’on aurait presque dit de la poésie. Du coup j’ai piqué le dessous de verre et je vous transcris ces lignes merveilleuses, qui déchaînent dans l’espace d’une pinte toutes les tempêtes noires du romantisme.  

A world of shadows, shades and storming energy,

the magic of the pouring pint charges the glass.

With a thundering surge of darkness and light,

The perfect pint is created in front of your eyes.

So sit back, take a sip and enjoy, the night is

Young and like the pint, it’s alive inside.

homeless songs

novembre 12, 2009

Puisqu’on parle de dormir dehors, et puisqu’en ce moment  à l’université c’est la « homeless week », je vais faire aussi un post sur le sujet. Après avoir dormi une fois dehors sous la pluie (ce qui prête plutôt à rire après coup), on prend quand même un peu plus conscience de la situation terrible dans laquelle se retrouvent ceux qui doivent répéter cette expérience chaque nuit. Bref je ne vais pas faire de discours sur le sujet, je ne suis pas l’abbé Pierre, mais voici quelques chansons (de blues évidemment) qui évoquent cela.

récit d’un haloween pas comme les autres

novembre 4, 2009

Bon. Il faut que je vous parle de la façon dont j’ai passé halloween. Vous savez que le nom celtique de cette fête est samhain, et que c’est le moment de l’année où notre monde et l’autre monde sont les plus proches l’un de l’autre, et où les elfes et tous les autres trucs un peu surnaturels (amicaux ou pas) ramènent leur pomme. Comme les gens que je connaissais le mieux n’étaient pas disponibles ce week-end, j’ai eu la brillante idée que voici: pourquoi ne pas partir dans la cambrousse pour essayer de chasser des lutins dans la nuit? C’était l’occasion ou jamais. Bref, j’ai ressenti l’appel puissant de l’aventure, j’ai pris mon sac-à-dos et je suis monté dans le train de 19h05 pour Sligo, sur la côte ouest de l’Irlande (oui, le train de 19h05, car m’étant levé vers15h30 pour récupérer de la soirée festive que j’avais passé la veille je n’ai pas pu prendre de train plus tôt). J’avais décidé d’aller à Sligo car un peu au-dessus de cette ville se trouve le Ben Bulben, une montagne à la forme particulière dont parle Yeats dans un poème (Yeats est un des poètes de l’Irish revival, qui a contribué à remettre sur le devant de la scène l’ancienne littérature mythologique irlandaise et le folklore; je l’ai un peu étudié dans un de mes cours): c’était donc l’endroit idéal. En voici une photo (prise sur internet):

ben bulben2

22h08: arrivée à Sligo, je tourne un peu en rond dans la ville qui est en ébullition, d’ailleurs en passant sous une fenêtre où il y avait l’air d’avoir une fête je manque de me faire renverser un liquide indeterminé sur la tronche et une fille bourrée m’insulte en anglais. Bon début. Je trouve enfin la N15 qui sort de la ville en direction du nord et qui mène directement au Ben Bulben, et j’entame une marche d’une bonne dizaine de kilomètres, en passant à travers 2 ou 3 petites bourgades, dont Drumcliff où se trouve la tombe de Yeats (je ne l’ai pas vue sur le moment à cause de la nuit, mais je l’ai vue le lendemain); l’épitaphe est un peu tristounette par contre:

Cast a cold eye
On life, on death.
Horseman, pass by!

Je me suis pas trop attardé, d’autant plus que c’était assez glauque (en entrant dans le cimetière j’ai réveillé toute une tribu de corbeaux qui créchaient dans les arbres autour de l’église). Vers 2h30 j’arrive assez près du Ben Bulben, et là il commence à pleuvoir. Ha ha, ricané-je, on ne m’a pas comme ça moi, et je sors mon parapluie dans un geste de défi. Sauf que le moment arrive où je dois trouver un coin pour dormir, et la pluie ne s’arrête pas. Au départ j’avais hésité à faire l’ascension de nuit, mais comme je commençais à être vanné et qu’il pleuvait, j’ai préféré la reporter au lendemain matin. Je jette finalement mon dévolu sur un champ presque au pied du Ben Bulben, et je me couche sous l’abri (très) précaire d’un houx. C’était un des champs que l’on peut voir sur cette photo (c’est la face sud du Ben Bulben, la face nord, que je vous ai montré tout à l’heure, est trop escarpée pour l’escalade) :

ben bulben1

Autant vous dire tout de suite que ç’a été la pire nuit de mon existence. Il n’a pas arrêté de pleuvoir, toute la nuit et le lendemain aussi. Du coup, je me suis vite retrouvé dans le même état que si j’avais été plongé dans la mer avec tous mes vêtements, puis mis à mariner dans un sac de couchage. Sans parler du vent qui s’est mis à souffler fort, par rafales, vers 4-5h du matin. Dans ces conditions il est très difficile de dormir, et j’ai à peine fermé l’oeil de la nuit. J’ai donc attendu que le jour se pointe, et je me suis levé quand j’ai vu qu’un troupeau de moutons commençait à ramener ses miches vers ma carcasse trempée et frigorifiée. Il devait être 7h30. Là, j’ai eu un moment d’hésitation: j’ai regardé le Ben Bulben dont le sommet était toujours dans les nuages, la pluie qui continuait à tomber et mon état de serpillère, et j’ai décidé que j’en avais ma claque de cette connerie; j’ai pourri d’insultes cette saloperie de montagne, j’ai ramassé mes affaires imbibées d’eau et je me suis tiré.

J’ai eu de la chance, à peu près à la moitié du chemin de retour, un taxi a eu pitié de moi et m’a ramené gratuitement jusqu’à la gare de Sligo; pour le remercier je lui ai laissé un siège passager avant tout trempé. J’ai pris le car de 9h30 pour Dublin, et ce n’est que 4h plus tard que j’ai pu me délester de mes nippes humides et me prendre une douche – une douche tiède puisqu’il ne restait plus assez d’eau chaude (seigneur, tu t’acharnes). En tout cas j’ai survécu, et maintenant je me dis qu’en fait je n’aurais pas du dormir, j’aurais peut-être du tenter l’escalade de nuit: avec la pluie, la brume et les rafales de vent, je suis sûr qu’il y avait un genre de sabbat démoniaque au sommet, avec des sacrifices de bébés et des dances impies. Enfin, peut-être pas ça, mais en tout cas des trucs pas naturels. D’ailleurs ça m’a fait penser à une nouvelle de Lovecraft, Les anciens dieux, qui se passe sur une montagne également. Mais le taxi m’a dit que si j’avais tenté l’escalade ça aurait été dangereux: il l’avait déjà faite 2 ou 3 fois et il m’a dit qu’avec la pluie c’était glissant et qu’on risquait de se ratatiner comme une merde (il ne l’a pas dit comme ça mais le sens était clair), donc je n’ai pas trop de regrets.

Il est temps maintenant de tirer les leçons de cette histoire:

1) oubliez tout ce que j’ai pu dire auparavant, l’Irlande c’est un vrai pays de merde

2) ç’a été dur à accepter, mais je n’ai pas l’étoffe d’un canadian outdoorsman

3) l’aventure c’est pas fait pour les couillons

Voilà, désolé d’avoir tartiné, mais comme cela faisait un petit moment que je n’avais pas mis de post, je me suis laissé aller.

les titres, c’est chiant.

octobre 28, 2009

En ce moment, je n’ai quasiment pas de cours puisque c’est la « reading week », des vacances en quelque sorte (en fait chaque cours choisit de la faire ou pas). Du coup mes parents et mon frère sont venus ce week-end, et on est allé sur la côte nord de l’Irlande voir la chaussée des géants (Giant’s Causeway) : ce sont des colonnes symétriques de basalte, dont la forme fait penser aux alvéoles dans les ruches d’abeilles, et qui descendent jusqu’à la mer. C’est associé dans le folklore à l’histoire de Finn MacCool (il l’aurait créée pour permettre à un géant écossais de traverser la mer pour venir le combattre). En tout cas c’est vraiment impressionant; comme mes parents avaient amené un appareil photo numérique (que j’ai gardé), je vais pouvoir vous montrer les photos qu’on a prises :

 DSCN3505

DSCN3515

On a vu aussi d’autres endroits magnifiques : on s’est promené dans des montagnes, appelées Rocky Mountains je crois (comme quoi, pas besoin d’aller aux Etats-Unis) :

DSCN3605

personnellement, j’aime beaucoup cette photo où l’on me voit en conquérant:

DSCN3611

mais bon, ça n’engage que moi. Voilà, vous l’aurez compris, l’Irlande est un pays merveilleux, et en plus il fait BEAU, aujourd’hui j’ai même eu chaud alors que je me baladais en t-shirt. Ca vous épate hein ?

Il ne me reste plus qu’à mettre une image de minigun, même si ça casse un peu l’ambiance, mais c’est pour le bien de Cécile dont les lacunes culturelles doivent être comblées.

minigun

Quittons nous sur cette belle image.

O RAGE, O DESESPOIR !

octobre 18, 2009

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Hier était le jour grandiose de la sortie de la saison 6 de Kaamelott sur la télévision française. Jour d’espoir et de renouveau où nous pourrions, comme nous l’avions déjà fait pour les 5 saisons précédentes, honorer de notre admiration hilare le génie créateur d’Alexandre Astier. O moment tant attendu, anticipé avec amour et dont la seule pensée suffisait à chasser les ennuis triviaux de la vie quotidienne ! Las ! Ce privilège n’était pas dévolu à tout le monde, et j’ai pris conscience avec horreur que je n’étais pas inclu dans ce « nous ». A cette pensée mon âme toute entière fut saisie d’un atroce mouvement  de révulsion, et je hurlai en mon for intérieur mon indignation contre une injustice si cruelle. M6 REPLAY NE FONCTIONNE PAS EN DEHORS DE LA FRANCE METROPOLITAINE. O tragique circonstance, malheureux hasard qui m’a fait quitter mon pays en cette heure si éclatante ! Y eut-il jamais homme plus malheureux que moi ? Exilé, banni, condamné à percevoir les échos joyeux d’une célébration à laquelle tous ceux que je connaissais vont prendre part !

Damned.

Bog men

octobre 18, 2009

Il y a un truc dont je ne vous ai pas encore parlé et qui vaut le coup, c’est le musée archéologique de Dublin. On peut y voir ce qu’on appelle des « bog men », des hommes des tourbes : ce sont des cadavres retrouvés dans la tourbe, super bien conservés et qui nous viennent tout droit de l’antiquité celtique. On suppose qu’ils ont été sacrifiés, en tout cas ils sont morts de mort violente ; mais leur état de préservation est vraiment surprenant, voyez plutôt :

                                                                                                                                                                                         Bogman2

Bogman1

bog-man3

Ca fait drôle, hein ? Croyez-moi, c’est encore plus bizarre de les voir en vrai. On dirait des gens qui se sont fait sucer leur chair par des tamanoirs (je sais que les tamanoirs ne sucent pas la chair, mais j’ai vu ça dans une B.D., et depuis à chaque fois que je pense tamanoir je pense à un sac de peau vidé de sa substance). Bref, c’ est même un peu dérangeant de voir ces corps si bien conservés exposés dans un musée, même si eux ça fait plus de 2000 ans qu’ils n’en ont plus rien à carrer. Enfin je dis que c’est dérangeant mais je les mets sur mon blog…

Sinon je pensais à un truc : on dit « se faire un casse-dalle » quand on a la dalle ; or on dit aussi un casse-croûte mais on ne dit pas « j’ai la croûte! » : bizarre non ? Voilà le genre de questions qui occupent mon cerveau malade…^^

NI HAO ! (bonjour)

octobre 12, 2009

Ca y est ! J’ai eu mon premier cours de chinois aujourd’hui ! C’est trop bien! C’est trop dur… Pour l’instant on a fait les formules de présentation (bonjour, je m’appelle Sméagol, comment ça va ?) ; en fait la difficulté c’est qu’il y a 4 intonations différentes : si tu te plantes et que tu prononces « é » au lieu de « è » ça peut te donner un mot totalement différent…  La moyenne d’âge de ma classe doit être environ 40-50 ans ; la moitié sont des hommes d’affaires en costard qui tentent d’apprendre le chinois en soupirant parce que c’était quand même plus facile quand l’Occident dominait le monde. Donc du coup avec mes cheveux et ma barbe j’ai un petit air de vilain petit canard, mais l’ambiance est bonne quand même.

Sinon j’ai aussi fait ma première soirée : un restaurant japonais (oui décidemment je suis dans une période très orientale), dans lequel j’ai lutté corps et âme pour maîtriser un bol de ramen en bouillon avec des baguettes, le but étant d’arriver à manger tout en gardant sa dignité et sans éclabousser ses voisins de table de grandes gerbes de bouillon. J’ai à peu près réussi le second objectif, le premier un peu moins bien, et finalement, après un combat long et intense, je me suis avoué vaincu et j’ai laissé mon adversaire à moitié indemne (ce qui m’a fendu le coeur mais je n’avais pas le choix, tous les autres avaient déjà fini de manger…) : ramen : 1 / jocelyn : 0 . La soirée mojito qui a suivi a été moins difficile. Le mojito je gère. C’était marrant parce qu’on était essentiellement des belges, des suisses et des français (plus une américaine, et un espagnol parlant couramment français), donc on comparait les us et coutumes de nos pays francophones respectifs (par exemple en Belgique on dit « une heure de fourche » pour désigner une heure où on n’a rien à glander entre deux cours : comment on dirait en français ?). Les Suisses nous ont montré un sketche se moquant des Suisses allemands, qui est assez drôle (même si ça doit être encore plus savoureux si on est Suisse – Suisse roman j’entends) :

China rules

octobre 7, 2009

Hier j’ai assisté à un concert gratuit de musique traditionnelle chinoise à la fac. Ce concert était organisé par l’ « UCD Confucius Institute for Ireland », et c’était génial. Je ne connaissais quasiment aucun des instruments, et certains étaient vraiment étranges, un surtout, le sheng, qui semblait tout droit sorti de l’esprit tordu d’un Gaston Lagaffe :

sheng

J’ai retrouvé sur youtube 2 morceaux qui ont été joués dans ce concert : un solo de pipa, « dance of Yi nationality », oeuvre classique qui décrit une nuit dans un village Yi, où les gens dansent et chantent et sont contents ; le thème principal, qui arrive à la 2e minute, est magnifique :

L’autre morceau est pour solo de flûte, avec l’accompagnement de l’orchestre : « a journey to Suzhou » ; il évoque, pour reprendre le fascicule qui était distribué, « limpid stream trickles under the small bridge, bamboos joggles between pavillons in light mist ».

Voilà, la musique traditionnelle chinoise, c’est bien! Et comme la Chine va bientôt dominer le monde, autant se mettre au parfum tout de suite^^ D’ailleurs je me tâte pour prendre des cours de Chinois…